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Sont présentés ici les les moulins Louis XIV, produits pour la plupart par des artisans stéphanois, dits faiseurs de moulins, pendant plus d'un siècle, à partir de la toute fin du XVIIème siècle.
Leur hauteur est généralement de ??? mm, de plus grands se rencontrent parfois hauteur de fût de 260 mm, par exemple.
Principalement en noyer (se rencontre aussi en cormier, loupe d'amboine, plus rarement en chêne), il a une à base carrée moulurée à ressauts aux angles. Le couvercle, le fond carré et les cerclages sont en fer, plus rarement en laiton. Les cerclages peuvent être ciselés.
Le fût comporte 8 facettes de largeurs différentes.
Il est constitué d'une plaque circulaire, plus rarement à pans, fixée par une charnière à un cerclage de 12 mm environ. Ce cerclage est placé en haut du fût, où a été pratiqué une retrait destiné à le recevoir. Un trou est percé en son centre pour le passage de l'axe ou de la manivelle.
La charnière peut être à 5 ou 7 noeuds.
Très souvent la marque et le poinçon du faiseur du moulin sont apposés au verso de cette plaque.
La fermeture du couvercle s'effectue au moyen d'un bouton poussoir qui actionne une tige qui s'insére dans un trou percé dans le cerclage ou plus rarement sous un ergot.
Pour les moulins dont l'axe ne déborde pas du couvercle, un opercule permet d'occulter le trou central ; il existe parfois un rivet pour servir de butée.
Le fond du moulin en fer peut être serti à chaud au cerclage ou vissé.
Un carré en bois tendre (peuplier ...) est placé sur le fond du moulin. Parfois une planchette de 2 à 3 mm s'intercale entre le fond en fer et le carré en bois.
Le mécanisme de petite taille est constitué d'une noix enserrée dans une contre-noix cylindrique, il est introduit en force dans le corps du moulin, et bloqué à sa base par deux clous. 2 étriers maintiennent la contre-noix en place, fixés par 2 goujons, vissés dans l'étrier supérieur.
Les entailles pratiquées dans la noix sont assez fines (tourne à gauche ?)
Le tiroir peut être monoxyle ou à cotés cloués ; les planchettes ont alors une épaisseur de 3 mm au plus.
Le tiroir est doté d'une clé (ou d'un anneau) qui permet de le verrouiller, grâce à une languette qui s'insère dans une fente du rebord de la face avant.
Forgée d'une seule pièce, elle s'emboite sur le sommet de l'axe grâce à un carré. A l'autre extrémité elle s'effile et se termine par un coude sur lequel s'enfiche la nille en bois tourné, en noyer, ou en buis sur les modèles plus recherchés.
Vous trouverez ci-joint un volet les différents éléments constitutifs de ce type de moulin :
Vous trouverez ci-joint un volet qui regroupe les signatures portées par certains des moulins présentés ici :
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Pratiquement à la même époque, dans la même région, pendant près de 100 ans, une famille a produit des moulins semblables, avec des différences significatives.
Vous trouverez ci-joint une page qui présente la production de la lignée Grillat à Crémieu :
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