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De nombreux fabricants français, voire distributeurs ont proposé des moulins muraux à trémie en faïence :
Parmi la multitude de trémies en faïence entre 1900 et 1960, de nombreuses sont non signées, et donc très difficilement identifiables.
Pour celles qui le sont, en général au dos, peuvent être cités le nom du faïencier, la ville où est implantée l'usine, voir le modèle. D'autres signes apparaissent également qui sont difficilement déchiffrables.
En général, ces fabricants ont sous-traité leurs trémies à des faïenciers français, mais il existe des exceptions comme par exemple pour CM avec Ditmar Urbach, qui a produit des faïences et des porcelaines de Bohême.
Ces faïenciers ont produit des trémies pour un ou plusieurs fabricants. Nous avons recensé les suivants :
A ces faïenciers, nous en avons ajouté quelques autres d'origine étrangère (Nimy de Belgique ...).
Par ailleurs, certains faïenciers ont approvisionné des fabricants de moulins français ou étrangers. Par exemple Villeroy & Boch (Mettlach) a livré des trémies à Goldenberg et Alexanderwerk ou Ditmar Urbach qui a fourni le même décor à CM, FN (Fabrique nationale, Belgique) et Leinbrock (Allemagne).
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Le tableau qui suit présente la liste des principaux faïenciers recensés et en colonne le trigramme qui désigne le fabricant de moulins qui leur a commandé des trémies.
| référence | AS | CLX | CM | GLB | GLT | JPY | LAF | MZF | PF |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Choisy Le Roi | x | ||||||||
| Digoin | x | x | x | x | x | ||||
| Henriot | x | ||||||||
| Hippolyte Boulenger & Cie | x | x | x | ||||||
| Hippolyte Boulenger-Creil-Montereau | x | x | x | ||||||
| Keller et Guérin | x | x | |||||||
| Moulin des loups & Hamage | x | ||||||||
| Ditmar Urbach | x | x | x | ||||||
| Saint Jean du désert, Marseille | x | x | |||||||
| Saint Uze | x | ||||||||
| Sarreguemines | x | x | x | x | |||||
| Villeroy & Boch | x | x | x | x |
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En général ce type de moulins comporte une trémie en faïence, un godet en verre et un couvercle en bois ou en métal. Mais il existe des modèles composés :
Les décors des trémies en faïence sont très variés :
Ces trémies sont parfois signées avec plus rarement la référence du modèle :
Certains décors peuvent avoir été produits par plusieurs faïenciers, exemple : le décor "à la rose" produit par HBC puis HBCM et Digoin.
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Ces décors peuvent se retrouver sur des séries de pots à épices ou services à vaisselle.
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Selon Wikipedia,
Hippolyte Boulenger (1836-1892) devient en 1863 propriétaire de la faïencerie de Choisy-le-Roi à laquelle il donne le nom de H. Boulenger & Cie (Hautin Boulenger & Cie). Il transforme la faïencerie locale en une entreprise industrielle de premier plan au niveau national: la manufacture de faïence de Choisy reçoit plusieurs récompenses officielles aux Expositions Universelles. En 1889, Hippolyte Boulenger transfère le siège social à Paris, 18 rue de Paradis. À sa mort, survenue trois ans plus tard, Paul-Hyppolite et Alexandre Boulenger lui succèdent. En 1920, l'entreprise H.B. & Cie rachète la Manufacture de Montereau, propriétaire de la marque Creil-Montereau, et devient H.B.C.M (Hippolyte Boulenger-Creil-Montereau).
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Selon Wikipedia,
Le groupe Creil Montereau est créé en 1840 par le rapprochement des deux manufactures de Creil et de Montereau. La société devient les "Faïenceries de Creil et Montereau" sous la raison sociale Lebeuf, Milliet et Cie (L.M et Cie), jusqu'en 1876. La deuxième moitié du xixe siècle est une période d'expansion et de succès pour la manufacture avec de nombreux prix et médailles.
En 1895, la fermeture du site de Creil, à la suite d'un incendie, marque le début du déclin avec des créations qui cessent de se renouveler. La production est alors concentrée à Montereau.
En 1920, le groupe Creil-Montereau est repris par la Manufacture de Choisy-le-Roi, propriété d'Hyppolyte Boulenger. Les produits sont alors marqués du sigle HBCM (Hippolyte Boulenger Creil Montereau). La faïencerie de Montereau ferme définitivement en 1955. L'usine est démolie en 1975.
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Selon Wikipedia,
En 1923, est créée la Manufacture du Moulin des Loups-Hamage qui comporte alors cinq usines : deux à Saint-Amand-les-Eaux, une à Wandignies-Hamage, une à Orchies, la dernière à Provins.![]() |
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La faïencerie Henriot à Quimper a été fondée en 1680 et perdure encore aujourd'hui. Sa production actuelle se compose notamment de services de table décorés de personnages bretons ou de motifs fleuris.
Les trémies qui nous intéressent comportent des décors à motifs fleuris et datent a priori des années 50, compte tenu des mécanismes qui leur sont associés.
Le numéro qui figure au verso des trémies ( nous connaissons 82, 84 et 126) reste à ce jour une énigme : est-ce l'identifiant du moule, du chef d'équipe, du modèle ou du "peinteur" ? En observant les 3 signatures dont nous disposons, nous optons plutôt pour l'hypothèse du peinteur, car les écritures sont très différentes.
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La Faiencerie de Sarreguemines, Utzschneider et Cie, recherchait des artistes pouvant créer de nouveaux décors pour ses articles de vaisselle. En 1902, elle sollicita l’artiste Charles Spindler de Saint Léonard qui, trop occupé, transmit la demande à Gustave Stoskopf, qui lui-même la proposa à Henri Loux.
Ses esquisses furent acceptées, et H. Loux se rendit alors à Sarreguemines, où il séjourna quelques mois. En 1903 apparurent les premiers objets sous le nom de "Loux" : cruches, assiettes décoratives, plats. Lorsqu’un aubergiste d’Obernai souhaita acquérir un service de table complet décoré des sujets de Loux, l’artiste fut rappelé à l’usine pour compléter la série du décor qui prit alors le nom de "Obernai".
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Les initiales FD désignent probablement la Faïencerie Deshouliéres à Chauvigny qui a fournidans les années 1930 aux magasins Goulet Turpin des articles en faïence avec un décor spécifique aux 3 marguerites.
La marque JOSETTI a été déposée en 1926 par Joseph (fils des fondateurs Octave Modeste Goulet et son épouse Eugénie Turpin); JOSETTI signifie 'JOSEph gouleT-TurpIn`. Elle s'applique à un jeu complet d'articles de table en faïence sur lesquels figure ce décor et qui était présenté dans leur catalogue de primes.
Pour plus d'informations, se reporter à l'adresse Goulet Turpin à Reims (grands magasins),
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Une mention particulière pour la faïencerie Sicard à Aubagne. Elle a produit des trémies compatibles avec le dernier des mécanismes Peugeot Frère.
selon Wikipedia :
Louis Sicard, né le 21 janvier 1871 à Aubagne, et mort dans la même ville le 26 juin 1946, est un céramiste, sculpteur et écrivain français, célèbre pour avoir créé la première cigale en faïence en 1895. Louis Sicard a deux fils : Georges (1904-1989) et Théo (1911-1970).
Théo (1911-1970) le fils cadet, a suivi le chemin tracé par son père dans l'atelier familial dont il prend la succession à sa mort. Il est un tourneur virtuose, un très bon technicien et un excellent décorateur. Dès 1943, il prend également la place de son père pour assurer les enseignements aux Beaux-Arts de Marseille. Très inspiré par l’art contemporain, il ajoutera une touche moderne dans sa contribution à l’œuvre de Sicard. Son frère aîné, Georges (1904-1989) est quant à lui un homme de lettres et un grand amateur de théâtre. Cependant, il joue un rôle important à l’Usine en assurant la direction administrative et financière de l’entreprise. Christian (1930-1993), fils de Georges et petit-fils de Louis, devint décorateur à l’Usine. Son intérêt pour le dessin l’amène à développer des produits personnels comme des farandoles et des plats à décor cloisonnés, dans la voie ouverte par son oncle.
Après la mort de Théo, Georges Sicard décide en 1976 de transmettre l’Usine à des amis de la famille, Raymond et Sylvette Amy qui perpétuent les productions de Louis Sicard. Au début des années 2000, l'atelier, toujours tenu par la famille Amy, est connu outre-Atlantique pour sa production de santons et de cigales en terre cuite.
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Ditmar Urbach était spécialisée dans les faïences et porcelaines de Bohême. Elle a été créée en 1882 par les frères URBACH dans une partie du territoire Autrichien devenue en 1918 la Tchécoslovaquie. La compagnie eut son heure de gloire à partir de 1910 et a disparu en 1945.
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Certains décors de trémies de moulins muraux sont identiques à ceux utilisés pour des articles ménagers ou des services de table. En voic quelques exemples :
Certaines de ces informations proviennent des Bulletins aicmc 136, 142, 143 de 2015, 2016 .