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Ce chapitre présente les moulins signés par une entreprise sans qu'elle les produisent nécessairement. Elles ont été distribués pendant la première partie du vingtième siècle.
Certains de ces moulins n'étaient pas vendus mais échangés contre des timbres prime.
Ce sont pour la plupart des moulins proposés :
Ces établissements pouvaient diffuser des moulins de tables, des moulins muraux, des moulins à poivre ou des moulins de comptoir.
Ils s'approvisionnaient chez un ou plusieurs fabricants français (dont Peugeot Frères, Goldenberg, Coulaux, Grulet, Mutzig Framont) ou étrangers (Peter Dienes en Allemagne, par exemple).
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Il existe plusieurs plaques en laiton ou laiton nickelé qui ressemble à deux plaques peugeot frères "au croissant"
Elles peuvent porter les marques de grands magasins, de marchands de café, de quincaillerie....
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D'autres plaques très semblables les unes aux autres équipent aussi des moulins similaires aux moulins de table basiques produits par Peugeot Frères dans les années 30.
Elles peuvent porter les marques de grands magasins, de marchands de café, de quincaillerie.
D'autres revendeurs sont présentés dans les bibles Goldenberg, Coulaux, Japy, Mutzig Framont, lorsqu'ils distribuaient des moulins de ces fabricants.
Si vous possédez d'informations sur ces moulins, ou sur ceux d'autres revendeurs français que nous n'avons pas encore répertoriés, merci de nous le faire savoir de manière à ce que nous puissions enrichir cette page.
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Manufrance était le nom commercial pour Manufacture Française d'Armes et Cycles de St.Étienne, une société française de vente par correspondance, créée en 1885 à Saint-Étienne. Ce fut la première société de vente par correspondance française. Plus tard, elle a vendu d'autres produits : cannes à pêche, aux articles ménagers, horloges murales...
Elle a distribué des moulins à café ou à poivre fabriqués par Peugeot Frères ou Grulet.
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la Samaritaine a été créée en 1859.
L'ancien vendeur de cravates à la sauvette Ernest Cognacq lance, avec Marie-Louise Jay, ex-responsable du rayon costumes du « Bon Marché », « la Samaritaine », premier grand magasin de la capitale, situé quais de Seine, près du Pont-Neuf (Ier arrondissement). D'abord petite annexe d'un café duquel il était habitué, rue de la Monnaie, l'enseigne, rapidement florissante, s'agrandit (48 000 m2 et dix étages en 1933). Son nom est celui d'une ancienne pompe à eau du Pont-Neuf, détruite en 1813, au lieu même où le jeune Cognacq installa sa toute première baraque.
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(Reprise de l'article de Thierry Prieux paru dans le bulletin 128 - 1er trimestre 2013.)
Au Planteur de Caïffa» était une société spécialisée, non pas dans les moulins à café, mais dans le commerce du café.
Il est très intéressant de voir quel événement a permis à cette société de se spécialiser dans le café et de rendre, dès la fin du 19ème siècle, ce produit aussi populaire dans les campagnes les plus reculées...
Petite promenade depuis le fond de nos campagnes jusqu'à la bourse de New York ...
Cette société, qui a très largement participé à la démocratisation de la consommation du café, doit sa création par M. et Mme Michel Cahen en 1890.
A cette époque, les déplacements surtout en provinces, n'étaient pas courants.
Ils vont alors irriguer les divers petits villages,hameaux, fermes, … par un système de colportage.
Ils vont même fidéliser les consommateurs par un système de bons à coller sur un carnet et permettant l'obtention de cadeaux une fois plein.
«Le Planteur de Caïffa», société qui avait son siège rue Joanès à Paris, possédait de nombreuses succursales dans toute la France.
Dans les années 1900, un certain nombre de villes comptait un magasin à l'enseigne Caïffa.
La réputation de ces magasins venait surtout de leurs cafés.
Mais, à l'image des commerces d'épiceries et denrées coloniales de l'époque, ils fournissaient aussi des sardines en boîte, des pâtes, des chocolats, de l'huile et du vinaigre, du sucre, du savon ou des épices...
Chaque magasin avait une quinzaine d'employés.
Ces derniers étaient indispensables car, à la manière du colporteur, ils parcouraient les campagnes pour livrer une fidèle clientèle.
Ces colporteurs (de café) avaient été lancés par un certain Michel Cahen qui avait acheté la cargaison d'un bateau au Havre, bateau qui, à la suite d'un coup de mer, avait à moitié coulé et avait donc eu son fret en partie noyé, donc invendable.
Cahen avait tout acheté : il étala les grains de café dans de grands entrepôts, les fit sécher, torréfier et conditionner en petits sacs de 125 grammes, vendus par des colporteurs.
A cette époque, tout le monde ne buvait pas du café, c'était une denrée rare et chère.
En le vendant par petites quantités et à un prix intéressant, il le rendit accessible à une grande partie de la population...
Ce fut un succès.
Avant l'événement du 'naufrage', Michel Cahen était un petit épicier installé rue Boulitte à Paris; ensuite, il était devenu marchand de café et importateur.
Il avait organisé son réseau de distribution dans les campagnes avec ses petites voitures à trois roues.
En effet, quand tout le stock provenant de ce fameux bateau fut vendu, il fit venir de Caïffa, une ile d'Amérique du sud où il y avait des plantations (d'où le nom «Planteur de Caïffa», du café qu'il vendit de la même façon).
Au planteur de Caïffa Devant l'engouement du public pour le produit et son mode de distribution, il créa des agences et des succursales partout en France.
Au début, il ne vendait que le café, puis ensuite, toutes les épices et aussi de la mercerie.
Il existait des entrepôts dans les grandes villes, des magasins dans les petites, d'où partaient en campagne les colporteurs, livreurs de 'Caïffa'.
Ces vendeurs se reconnaissaient à la casquette de la maison, le plus souvent grise en été et verte en hiver.
Suivant les régions et surtout la topographie, ils utilisaient différents types de transport.
Dans certaines campagnes, ils poussaient un triporteur à bras de couleur vert foncé, une espèce de brouette à trois roues qui supportait une grande caisse contenant la marchandise.
Et par tous les temps, ils assuraient leur tournée.
Cette chaine de magasins a proposé beaucoup d'objets différents, et pour ce qui nous concerne,:
Ces moulins étaient échangés contre des bons de fidélités acquis dans les magasins et collés dans des carnets.
Ils existent des tarifs édités de 1911 à 1945.
Au Pont Notre dame, rue Saint Martin, à Paris, successeur A. Allez. Quincaillerie & fonte, situé au Chatelet,propose un moulin à poivre et un moulin de table à calotte en bois et console dans ses tarifs de 1878 et 1888
Ce grand magasin a distribué des moulins fabriqués notamment par Peugeot Frères.
Leurs catalogues de quincaillerie, ustensiles, mobilier etc... ont été édités en très grand nombre entre 1878 et 1936 ; leurs produits étaient vendus par correspondance ainsi que par leurs succursales de province : dans quasiment chaque foyer de France se trouvait un objet estampillé Allez Frères.
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Dalto était dans les années 50 un grossiste distribuant des moulins fabriqués par Peugeot frères.
Pour le rendre plus économique, un modèle était repris et simplifié : pour le modèle EX, le modèle Dalto comporte une calotte bombée et une manivelle sans estampille.
Il existe plusieurs modèles :
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En 1910 Hag Kaffee créée la marque Sanka pour le marché français ("Sanka" est une contraction de "sans caféine") Les Cafés Sanka ont été produits jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Pour se faire connaitre, cette firme offrait des vignettes représentant les blasons des pus grandes villes de France à coller (6 albums différents pour la France). De plus elle donnait en cadeau publicitaire des moulins ornés de dessins noir et rouge vantant les mérites de son produit phare.
Ces moulins à décor sont des modèles fabriqués en allemagne (système de réglage sous la noix semblable à celui des moulins de table Peter Dienes).
Cette marque était une filiale de la firme allemande Café Hag (Kaffee Handels-Aktien-Gesellschaft), fondée en 1906 à Brême par Ludwig Roselius, co-développeur du premier procédé de décaféination. Alfred Runge et Eduard Scotland ont conçu des affiches et les emballages des produits.(Cette marque de café instantané existe toujours, elle est propriété de General Foods depuis 1990 !). Elle a diffusé dans les années 1920 et 1930 dans toute l'Europe non seulement ses produits, mais aussi des vignettes ornées de blasons de tous les pays à classer dans plus de 125 albums.
Il existe également des moulins publicitaires à décor sous cette marque pour le marché allemand et néerlandais.
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Il existe plusieurs modèles :
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Fondé en avril 1838 par le négociant en fers André-Martin Labbé, le Bazar Bonne-Nouvelle a été dessiné par les architectes Joseph-Antoine Froelicher et Jean-Louis Victor Grisart.
Il était situé au 20, boulevard Bonne-Nouvelle à Paris (sur cinq niveaux).
Son plan d'affaires, avec 3 versions publiées en 1835, est l'un des plus anciens conservé dans les archives françaises, et contient des comptes prévisionnels d'une grande ambition que ne permit pas la réalité des affaires ensuite.
Il a été repris en 1842 par le financier Eugène Sala qui le dirigea jusqu'en 1851.
Le Prince Torlonia le racheta ensuite pour le transformer vers 1863 en un grand magasin intitulé "À la Ménagère" destiné principalement aux femmes jusqu'en 1899, où il s'est transformé en un magasin central des « Nouvelles Galeries ».
En 1848 il accueillit les révolutionnaires de février et les associations féministes.
Le bâtiment a brûlé deux fois : le 14 juillet 1849 (destruction partielle) et en 1930 (destruction totale).
Aujourd'hui se trouve une grande agence de la poste sur l'emplacement originel.
Cette poste a été réalisée en 1953 par les architectes Joseph Bukiet (1896-1984) et André Gutton (1904-1980).
Ce bazar fut très important dans l'histoire des grands magasins car il combinait un marché de comestibles au sous-sol, un bazar d'ustensiles de maisons au rez-de-chaussée, environ 300 boutiques en location au total, un grand café-estaminet (le café de France) au premier étage, des salles de spectacles (théâtre, cirque) et des salons de réunion au deuxième étage ainsi qu'une galerie de peinture qui était très célèbre à l'époque. On l'appelait le « Palais Bonne-Nouvelle ».
Une morale très rigoriste présidait au règlement intérieur de ce bâtiment qui accueillait petits bourgeois et gens de la noblesse.
Des loteries pour gagner des tableaux de maîtres attiraient les passants des grands boulevards.
Ses spectacles de magie et de "panoramas" étaient fort courus à l'époque.
Un restaurant permettait aux clientes de passer la journée sur place.
Des comptables étaient à la disposition des locataires pour établir des relations d'affaires.
Cet établissement est aussi à l'origine du concept de "centre d'affaires" bien longtemps avant que les américains ou les anglais n'y songent sérieusement.
Il est même l'ancêtre des "maisons de la culture" que lancera bien plus tard le ministre Malraux.
Le fondateur André-Martin Labbé n'ayant rencontré que peu d'intérêt du côté des économistes libéraux du temps, il se tourna vers les revues d'architecture où il publia ses idées très novatrices en matière d'aménagement commercial de la ville.
Sa lutte avec le financier Sala se termina par un accord amiable, avant que l'investisseur italien Torlonia ne fasse une bonne affaire en rachetant aux enchères cet établissement lucratif.
Il constitue pour nous aujourd'hui, le "chainon manquant" entre la boutique traditionnelle et le grand magasin des temps modernes.
Ce grand magasin distribuait des moulins à café et à poivre, dont certains étaient fabriqués par Peugeot frères.
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C’est en 1852 que Xavier Ruel, quincaillier entreprenant, vend sa boutique de Lyon et accompagné de sa femme et de ses enfants, vient tenter sa chance à Paris et s’installe dans le quartier de l’Hôtel de Ville. Ambitieux et imaginatif, Xavier Ruel achète un stock de bonneterie qu’il entrepose à la périphérie de Paris, et recrute des camelots pour vendre cette marchandise dans les rues de la capitale. Il remarque très vite que quel que soit le vendeur qui se trouve dans le quartier de l’Hôtel de Ville c’est celui-ci qui revient le plus fréquemment se réapprovisionner au dépôt. Il décide donc de louer un local pour y ouvrir une boutique dans un lotissement en construction rue de Rivoli.
Très vite, l’affaire se révèle juteuse, et Xavier Ruel renouvelant son bail, secondé de son épouse, référence de nouveaux produits.
En 1855, un événement peu banal va renforcer son destin. Alors que l’impératrice Eugénie passe devant son magasin, les chevaux de son attelage soudain effrayés s’emballent furieusement. N’écoutant que son courage, Xavier Ruel se jette à leur tête et parvient à les maitriser. Une récompense lui est accordée pour cet acte héroïque. Cette somme lui servira à agrandir son magasin qui selon la légende sera baptisé: le « Bazar Napoléon ».
Les affaires continuent d’être florissantes et bientôt, en 1866, il prend en bail la plus grande partie de l’immeuble du 54 rue de Rivoli : trois étages sont consacrés à la vente et Xavier Ruel se lance également dans le commerce de gros et devient expéditeur de tabletterie.
A la chute du second empire en 1870, le magasin devient "Le Bazar de l’Hôtel de Ville" - B H V - 14 rue du Temple.
1878 : Dépôt de la marque « Bazar de l’Hôtel de Ville » pour la vente d’Articles de Paris.
Xavier Ruel meurt en 1900, laissant derrière lui une entreprise comptant 800 employés. Sa femme et ses enfants reprennent l’entreprise en fondant la société « Veuve Ruel et Cie ». Henri Viguier (1877-1967) son petit-fils, prend alors la succession du Bazar de l'Hôtel de Ville. Il parachève l’œuvre de son aïeul. C'est notamment lui qui dirige les vastes travaux réalisés en 1912 selon les plans de l'architecte Auguste Roy, donnant au bâtiment sa fameuse rotonde et l'essentiel de sa structure moderne. Le magasin couvre 1 300 mètres de galeries bâties sur 11 étages, il devient l'un des grands magasins parisiens de la mode.
1924 : L’enseigne change de nom et devient Bazar de l’Hôtel de Ville.
Le BHV devient société anonyme en 1931. Il est introduit en bourse en 1960.
La marque BHV a été utilisée à travers la France par des dizaines d'établissements franchisés ou non. Ils étaient situés en centre-ville mais aussi en périphérie. Il reste aujourd'hui un seul établissement en région parisienne (Parly 2) et deux en région lyonnaise (la Part-Dieu et Limonest).
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Joseph Debray, né à Thonne-le-Thil (Meuse) le 3 janvier 1857 est à l'origine de cette entreprise.
On raconte qu'il commença comme garçon au Portefaix, à Paris.
Il fonde sa société en 1879.
Quelques années plus tard, on le retrouve, rue Ordener, dans le 18° arrondissement, avec autour de lui beaucoup d'ouvriers.
Les Établissements Debray se sont transplantés à Clichy-la-Garenne en 1905, aux 63-65-67 de la rue du Bois (actuelle rue Henri Barbusse) sur une superficie d'environ 2.800 m2.
Déposé en 1903, le permis de construire est signé A. Fontaine.
La fabrique est érigée en fond de cour, devant la maison du gardien.
Au rez-de-chaussée se trouve le hall de torréfaction avec 8 machines, à droite la salle des cafés torréfiés et à gauche la salle des primes.
À l'entresol gauche, la salle des mélanges qui dessert la galerie et la passerelle d'alimentation.
Au 1er étage, d 'un côté est entreposée la réserve des cafés verts et de l'autre, les marchandises diverses, comme les boîtes métalliques d`emballage (de belles tôles lithographiées aujourd'hui recherchées des collectionneurs).
En tout 1'entreprise emploie vingt personnes sans compter le personnel de la maison.
En 1905, Joseph Debray se fait construire par le même architecte un beau pavillon avec en prolongement un rez-de-chaussée pour l'administration, aujourd'hui disparu.
L'entreprise se lance alors dans la spécialité de plusieurs sortes de cafés « avec des avantages » .
En juin 1909 se constitue la société anonyme française, fusion de cinq maisons de commerce du café, à savoir Joseph Debray, M. Mathieu, M. Roger, M. Avril, François Debray.
L'objet principal de cette affaire est l'achat en gros des cafés, leur torréfaction, leur conditionnement et leur vente.
Elle fait également le commerce d'autres produits alimentaires : chocolats, thés, chicorées, poivre, biscuits, pâtes, fruits, légumes secs.
La société dispose de six usines de torréfaction établies à Clichy, à Lille, La Mans, Anvers, Barcelone, Gênes, et d'environ 600 succursales, dont 450 en France, et les autres disséminées en Belgique, en Espagne et en Italie.
Une filiale, la Société du Café Standard, constituée d'acord avec la société de la librairie Hachette, assure un débouché aux Etablisssements Debray par intermédiaire des 80.000 dépôts de journaux des messageries Hachette.
Pour la première fois, pour fidéliser ses clients, une société met en place un système de timbres-primes, à coller sur des carnets. Ces timbres-primes donnaient droit à des cadeaux, dont des modèles de moulin à café de table et de moulin à poivre
Son fils Albert (né en 1887) continuera l'œuvre de son père et ouvrira sept maisons de vente sur Paris.
Après les cafés de Colombie aux noms évocateurs de Rex et de Mikado, les établissements se lancent dans les thés « aux goûts exquis », importés de Ceylan et d'Indochine, sous les marques Kangou ou Brand, puis divers chocolats aromatisés.
Ils font même dans l'alimentaire avec les pâtes et les tapiocas aussi appelés « perles du Japon », très réputées lors des potages d'ouverture des noces dans les restaurants au début du 20° siècle.
La Maison Debray est présente aux expositions internationales de Bruxelles en 1910 où elle reçoit une médaille d'or; de Turin en 1911, où Monsieur Debray est membre du jury et obtient pour son entreprise la médaille «hors concours ».
Enfin à l`exposition de Gand en 1913 où la Maison, toujours membre du jury, est récompensée par la plaque « hors concours ».
Après la guerre de 1914-18, la Maison Debray devient une grande épicerie qui distribue toutes les marques et s'allie avec la Chocolaterie Moreuil, installée rue du Landy.
En cette période d'entre-deux guerres, la torréfaction du café se fait aussi bien à Clichy qu'à Lille.
C'est la deuxième usine modèle située au Nord.
On compte dans les années 30 plus de 500 succursales de vente en France.
Les Établissements Debray ferment leurs portes après la Seconde guerre mondiale.
reprise de l'article de Christian Capdet.
Le comptoir Français de Quincaillerie FM Rebattet, installé 72-74 boulevard Richard-Lenoir à Paris proposait une gamme étendue, selon le catalogue 1880, de moulins fabriqués par Peugeot et Japy.
voir l'article de T. Prieux bulletin n° 138 du 3ème trimestre 2015 .
Ces grands magasins ont distribué sous leur marque des modèles fabriqués par Peugeot frères, et notamment le modèle EX sous différents coloris.
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Pour fidéliser ses clients, cette entreprise de torréfaction de café a proposé en échange de primes obtenues lors de l'achat de leurs produits de nombreux articles ménagers dont des moulins à café.
Les documents que nous avons consultés montrent que cette pratique existait déjà en 1931, et perdurera au delà de 1962.
La société de l'éléphant noir fut rachetée en 1944 par Raymond Cormouls-Houlès qui souhaitait se diversifier dans l'agro-alimentaire, pour la revendre quarante ans plus tard au groupe américain Sarah Lee. Elle fournissait un réseau d'épiciers dans le sud de la France (jusqu'à 10000).
Jacky et son fils Nicolas fondent en 1986, la marque Menguy's, qui existe toujours, spécialisée dans la technique du conditionnement sous vide.
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Nous avons rencontré 2 modèles de moulins équipés de la plaque S.I.B.
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Au tapis vert (matériels pour les cafés), à Saint Etienne.
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Goulet-Turpin était une entreprise française de commerce, pionnier du libre-service en France.
Fondée à Reims par Octave Modeste Goulet (1851 - 1928) et son épouse Eugénie Turpin en 1874, l'année de leur mariage, Goulet-Turpin était une société succursaliste spécialisée dans le commerce de détail alimentaire.
Goulet-Turpin est à l'origine de deux révolutions commerciales en France : la création du premier libre-service, de France, à Paris (dans le XVIIIe arrondissement), le 6 juillet 1948 et du premier supermarché français, d`une surface de 550m2, l'Express-Marché de Rueil Plaine en région parisienne en 1958.
La crise des années 1970 oblige Goulet-Turpin à cesser toutes activités. Actuellement Goulet Turpin n'existe plus. En 1979, les magasins de proximités ont été repris par Promodès et les hypermarchés par Euromarché.
Afin de fidéliser sa clientèle, les magasins Goulet-Turpin distribuaient des points en fonction des achats effectués. Une fois un certain nombre de points accumulés, les clients pouvaient bénéficier de 'primes' (ustensiles de cuisine, pots à épices, vaisselle, moulins à café, ...), en échange de ces points.
Sur le catalogue dont nous avons connaissance de 1930 environ, figurent des moulins à cafés (cubique, mural, à décor) et à poivre produits par Japy et Peugeot frères.
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La marque JOSETTI a été déposée en 1926 par Joseph (le fils du fondateur); JOSETTI signifie 'JOSEph gouleT-TurpIn`. Elle s'applique à un jeu complet d'articles de table en faïence sur lesquels figure le le décor aux 3 marguerites, comme le montre le catalogue de primes ci dessous.
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Les initiales FD désignent probablement la Faïencerie Deshouliéres à Chauvigny .
Cette faïencerie a été créée en 1826 dans la Vienne à Chauvigny se situant à quelques kilomètres de Poitiers. Pendant plus de 170 ans la famille Deshoulières s'est transmis l'entreprise, de père en fils, ce qui en a fait la plus vieille faïencerie familiale de France. Dans l'ordre "généalogique", Fernand (1883-1973) a succédé à Gaston (1859-1918) qui lui même a succédé à Louis (1830-1881).
Sur les objets concernés, FD signifierait donc Fernand Deshoulières. Dans les années 80' et 90', le marquage FD est resté car la société s'était essentiellement fait connaître avec ces 2 initiales, qui ont signifiées ensuite 'Faiencerie Deshouliéres', avant de laisser la place au D de Deshoulières associé à la spécification 'Made in France'.
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Entreprise qui distribue des moulins fabriqués par Peugeot dans les années 50 sous sa marque.
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les outils et moulins Odax étaient distribués par Peugeot Frères. Ils sont référencés dans leurs catalogues de 1955, 1958.
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Le Printemps est créé le 11 mai 1865, par acte notarié, par Jules Jaluzot et Jean-Alfred Duclos. Cette fondation est contemporaine de la modernisation et des transformations de Paris sous le Second Empire. Ils choisissent de fonder leur magasin dans un espace encore peu urbanisé mais promis à un grand développement : le quartier de la Chaussée-d'Antin. Cet emplacement bénéficie aussi de la proximité de la gare Saint-Lazare, qui se trouve au terminus de cinq lignes. Jaluzot, qui habite non loin, pressent la poussée de la ville vers l’ouest et le développement du trafic des omnibus et donc l'attraction formidable que suscitera ce lieu. Ainsi le Printemps s'installe au coin de la rue du Havre et du boulevard Haussmann dans un immeuble réalisé par l'architecte Jules Sédille et son fils Paul. L'inauguration a lieu le 3 novembre 1865, (wikipedia).
En 1912 à l'instigation de René Guilleré, né à Valenciennes le 16 août 1878 et mort à Bruxelles le 24 novembre 1931, est fondé l'atelier Primavera, atelier d'art des Grands Magasins du Printemps. Après la Première Guerre mondiale, ce grand magasin est imité par ses confères. Maurice Dufrêne est ainsi appelé à la tête des ateliers de la « Maîtrise » par les Galeries Lafayette en 1922, et Paul Follot par le Bon Marché pour diriger « Pomone », l’année suivante. Les magasins du Louvre se tournent quant à eux vers Kohlmann pour leur « Studium ».
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années 50
modèle spécifique calotte bombée, manivelle droite évidées (4 cercles de taille décroissante),
modèle EX Peugeot, calotte bleue ou rouge, manivelle plate, droite ou en S,
modèle mural avec planche, mécanisme et godet AS,
moulin électrique avec moteur Peugeot ou Moulinex.
marque : 2 décalcomanies en losange.
La marque Durandal existe toujours. C'est une des marques de la société Passat dont le siège est situé 2 rue Alfred de Vigny 78118 FOURQUEUX. Aujourd'hui, la gamme de produits Durandal concerne l'équipement de la cuisine : petits appareils électroménagers, poêles couteaux, accessoires.
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Le Bon Marché est un grand magasin français, situé dans un quadrilatère encadré par la rue de Sèvres, la rue de Babylone, la rue du Bac et la rue Velpeau dans le 7e arrondissement de Paris. Le premier magasin Au Bon Marché a été fondé en 1838 par les frères Paul et Justin Videauet. Le bâtiment actuel a été construit en 1869. Il a été l'objet de multiples agrandissements par Boileau et Eiffel. En 1989, après 151 ans d'existence, Au Bon Marché change de nom et devient Le Bon Marché.
C'était en 1838 une grande boutique (douze employés et quatre rayons) de mercerie vendant aussi des draps, matelas et des parapluies. Ils s'associent en 1852 avec Aristide et Marguerite Boucicaut qui se lancent dans la transformation du magasin.
Ils développent alors le concept de grand magasin avec un assortiment large et profond, des prix fixés à faible marge et indiqués sur une étiquette, un accès direct, le principe du satisfait ou remboursé et une mise en scène de la marchandise dans un espace de vente.
Ce type de magasin ne vend plus simplement des marchandises mais le désir d'acheter lui-même. En 1863, les Boucicaut rachètent les parts sociales des frères Videau, lesquels étaient effrayés par les idées commerciales du couple. (Wikipedia).
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Edouard Potain, peitit-fils de Jacques Spol,successeur, quincaillerie française et étrangère.
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Calle Reilhac, distribué dans l'Hérault, à Béziers, par une entreprise d'articles de ménage, céramiques et verrerie, sans doute dans les années 1930, moulins de table fournis par Peugeot Frères.
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Etablissement créé à Paris, 160, Faubourg Saint Honoré, en 1842. Propriétaires successifs :
La flotte anglaise, à Nancy.