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Association internationale des collectionneurs de moulins à café

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Bulletin numéro 121

Avril - Mai - Juin - 2011

Assemblée générale

24 avril 2011

Chavanod - 74650

Bulletin : spécial sabliers

moulins PEUGEOT inédits

moulins COULAUX cylindriques

moulin Hache

Moulin (de style ?) HACHE

Vente de LONDRES

chez Christie's du 12/11/2003

Sommaire


Page 2: Le mot du président - Bienvenue .

Page 3: Les générations de «Sablier»

Page 10: Les «introuvables» .

Page 12: COULAUX : bois tournés.

Page 16: Astuce.

Page 17: Moulin d'exception.

Page 19: Moulins à poivre belges à caisse carrée.

Page 21: Moulins à blé noir : volet 4 .

Page 22: Prototype comptoir PD.

Page 23: Curiosités .

Page 24: informations JAPY .

Page 25: Informations - Remerciements.


Bulletin A.I.C.M.C.- numéro 121 - Avril - Mai - Juin - 2011 - page 1



Le mot du président

Avec cet ultime numéro, je voudrais aujourd'hui remercier une dernière fois ceux qui m'ont aidé dans ma tache.

Certes j'ai mobilisé beaucoup d'énergie, mais sans eux, rien n'aurait été possible ; s'il est une chose à retenir, c'est bien celle-là.

A l'A.I.C.M.C., il y a ceux qui disent et ceux qui font ; si vous ne l'avez déjà fait, franchissez le cap,

aidez notre collectif d'une façon ou d'une autre, c'est une condition vitale pour la postérité, sachez-le.

Malgré ma cessation d'activité en qualité de président, donc de rédacteur du bulletin, c'est avec un énorme plaisir que j'espère pouvoir continuer de dialoguer molafaboliquement

ou même encore partager les photos de vos dernières trouvailles, car ma soif de moulins n'a pas encore touché le fond de son puits, soyez-en sûr ..!

Bienvenue

Brocante d'ANNECY, Février 2011, elle a mis ses pieds sous les miens,

tout ça pour regarder un moulin de comptoir lyonnais de plus près, bilan des courses...

la voilà adhérente à l'A.I.C.M.C...

Ve-RI-DI-QUE !!

Philippe BELOIN peut en témoigner. Elle nous vient de Suisse, s'appelle Anne GEINOZ, nous lui souhaitons la bienvenue.

Mme Anne Geinoz (elle portera le N°380)

17 chemin du moulin

1233 GENEVE

Suisse

Courriel:anne.geinoz@bluewin.ch

tél:0041 79 63 305 07

thème : moulins de comptoir, Provinces et coup de coeur .


Bulletin A.I.C.M.C.- numéro 121 - Avril - Mai - Juin - 2011 - page 2



Trois générations de sablier

Il y a quelques années, je regardais les « sabliers » dans la plus totale indifférence, ce type de moulin ne m'évoquait rien.

Aujourd'hui, après m'être penché sur le sujet de près, je pense qu'il faut aller au-delà de ce que l'on ne connaît pas pour apprécier ce que l'on voit...

1- Généralités

Le moulin appelé « sablier » est constitué de 2 cônes métalliques inversés de même dimension, reliés par l'intermédiaire d'un cylindre central où loge le dispositif de broyage

- la cage ou poire et la noix - avec emboîtement par baïonnette.

La cage est fixée au corps supérieur par deux vis minuscules.

moulin sablier

Le couvercle est toujours verrouillé, soit par poussoir (identique aux moulins « Louis XIV »), soit par languette plus tard.

Le poussoir a une forme trapézoïdale inversée généralement à 2 pans concaves ; il peut aussi être en forme de grain de café.

Le couvercle est très rarement signé à l'intérieur et uniquement sur les modèles précurseurs.

La charnière comporte 2 parties semblables dans le dessin ; selon les époques, elle varie dans sa forme, son emplacement et son mode de fixation.

La manivelle - en « S » ou coudée - est emboîtée et surmontée d'une nille longue, étroite et épurée.

Elle exerce 3 fonctions : 1) moudre, 2) régler la mouture par l'intérieur et le dessous 3) enfin démonter ou serrer l'étau (jusqu'au XIXe exclusivement).

Le moulin est doté d'une patte de fixation toujours cordiforme (en forme de coeur) pour l'extrémité supérieure ;

les flancs du coeur étant le plus souvent ciselés.

L'étau peut être signé à différents endroits : sur le dessus, le dessous voire sur les pattes.

L'entretoise supérieure est prolongée par l'étau et assure la stabilité de l'axe du broyeur ; un (ou 2 goujons) relie(nt) les 2 entretoises de chaque côté du moulin.

Les dents sont à structure hélicoïdale fine, le broyeur est assez haut.

Il s'agit du moulin dont la période de production a été la plus longue.

Elle s'étend de la fin du XVIIe au début XXe comme nous allons le voir.

On peut s'interroger sur les raisons d'un tel succès.

Son aspect esthétique rudimentaire ne lui valant assurément pas de bénéficier de tels égards, à quoi cela tient-il ?

Nous avançons la triptyque suivante.

Sa particularité :

il est sans conteste le premier moulin - avec certains monoxyles hollandais - à disposer d'un réglage de mouture à l'inverse des « Louis XIV » ;

sa fonctionnalité est donc assurée par cette caractéristique qui lui a sans doute valu de traverser les siècles avec succès.

Second point, sa composition - quasi exclusivement métallique - lui assurait une solidité et une résistance à l'usure que l'on ne retrouvait pas chez ses congénères,

où le bois plus présent subissait davantage l'épreuve du temps et les aléas de la vie quotidienne (chocs, chutes, dégâts hygrométriques).

Sa polyvalence ;

il peut être utilisé de différentes manières : posé sur une table, fixé sur un plan de travail ou un rebord,

pris en main avec une ergonomie de surcroît très appréciable grâce à l'étranglement central.

En plus de cela, il dispose d'un réceptacle de mouture intégré et fixé solidement.


Bulletin A.I.C.M.C.- numéro 121 - Avril - Mai - Juin - 2011 - page 3

2- Sablier 1ère génération (fin XVIIème-XVIIIème siècle)

Ci-dessous, successivement de gauche à droite : trois sabliers tous signés sur l'étau attestant de leur époque.

Celui de gauche est marqué « THIVELLIER » (1719-1780) ;

le suivant est frappé « J. TIBLIER » (1730-1780) ;

sur le dernier est inscrit sur chaque oreillette « DUMIER » (1713-1756) associé à une estampille.

N.B. nous retenons les dates de mariage et de décès comme seuls éléments objectifs pour établir une périodicité en accord avec la possibilité de se voir accorder par les jurandes le droit d'apposer son sceau sur ses réalisations comme il était de coutume alors.

L'étendue de la période est liée à la présence d'initiales communes aux générations de « faiseurs de moulins à café » ne permettant pas de dater plus précisément.

Si l'on excepte les manivelles, ils ont indéniablement des points communs, comme vous pouvez observer.

moulin sablier moulin sablier moulin sablier
moulin sablier moulin sablier moulin sablier

Le « THIVELIER » met en évidence l'usage multiple de la manivelle, voir 2 vues ci-dessus à gauche et révèle la présence de la vis de réglage, voir vue de droite.

Le goujon reliant les entretoises est assez fin, voire dissymétrique ;

il se se situe le plus souvent après le décrochement de l'entretoise - voir ci-dessus à droite - mais parfois aussi avant.

L'entretoise inférieure, formant un angle droit, est identique aux modèles dits « tronc de pyramide inversés » traités dans le bulletin N°120.

L'étau a 4 griffes avec barrette horizontale épaisse à extrémités bombées comme sur les « troncs de pyramide inversés » là encore.


Bulletin A.I.C.M.C.- numéro 121 - Avril - Mai - Juin - 2011 - page 4

La matière utilisée est de la tôle de fer forgée, donc plus résistante aux contraintes mécaniques, mais aussi moins précise que l'usinage des générations qui lui succèderont.

Le métal est battu au marteau - on parle d'ailleurs de « fer battu » - ; de qualité quelconque, martelé à la main,

il dessine alors des contours irréguliers et assez épais.

Il est finalement découpé à l'aide de cisailles et enfin agrafé.

Le fond est rapporté puis agrafé ou soudé à la forge.

La base martelée est rabattue vers l'extérieur.

La ligne du corps est de forme plate à bords concaves ; la découpe du corps est approximative et renforcée d' agrafes.

Le couvercle plat dispose d'une charnière en fer de lance ou arrondie, parfois semi-externe, fixée par agrafes.

moulin sablier moulin sablier moulin sablier

La manivelle, classiquement plate - c'est la seule génération de « sablier » à avoir cette caractéristique - plus rarement ronde, a une forme en « S » et peut être signée.

L'étau a la forme d'un coeur plus cossu que les suivants, il est à bords biseautés, avec ciselure.

Souvent signé, voire estampillé sur le coeur exclusivement.

Ci-dessous, nous reprenons les signatures des étaux des modèles étudiés juste avant selon le même ordre.

moulin sablier moulin sablier moulin sablier

L'entretoise d'axe de broyeur est ronde, les dents régulières, fines et en hélice.

Le modèle ci-dessous est signé « CITTILE PLOON » sur la manivelle typique XVIIIème siècle.

On observe que cette fois, le goujon reliant les entretoises est placé avant le décrochement de l'entretoise du bas.

moulin sablier moulin sablier moulin sablier

Serait-il antérieur aux autres ? Tout le laisse à penser car on ne retrouve pas ce détail ultérieurement.

Par contre, comme nous allons le voir sur les modèles de prestige, cette disposition est respectée dans les deux cas.


Bulletin A.I.C.M.C.- numéro 121 - Avril - Mai - Juin - 2011 - page 5

Dominique Chouquet semble avoir trouvé la meilleure formule consensuelle :

Envoyer à l'ensemble des adhérents le bulletin sous sa forme classique et la version électronique en différé d'un numéro à ceux qui le souhaitent compte tenu des avantages et inconvénients que sa mise en place présente.

Voici deux modèles exceptionnels que l'on doit indéniablement répertorier dans la catégorie « sablier de prestige ».

Le modèle de gauche est signé « R. MARTIN » (1687-1725) associé à un dauphin estampillé ;

celui de droite « CLAUDE CHAPELON » (1691-1721) agrémenté de son célèbre coq couronné.

L'un et l'autre sont à facettes (16 pans pour le premier cité et 15 pour le second) avec un étau en fleur de lys.

La datation liée aux marquages des couvercles et la forme d'étau - caractérisant l'Ancien Régime - tendraient à révéler leur antériorité au regard des modèles jusque-là étudiés.

Nous remarquons à nouveau que le goujon est placé avant le décrochement.

Par contre, on note la présence d'un autre goujon à son opposé, comme sur les « troncs de pyramide inversés », encore un argument qui plaide en faveur de leur pré-existence dans la catégorie.

Pour clore ce chapitre, on relèvera la minutie apportée à la confection des « accessoires » : cache trou, obturateur, charnières, sans parler du bombé de la base du modèle de Roland MARTIN.

moulin sablier moulin sablier moulin sablier moulin sablier
moulin sablier moulin sablier

Vraiment ce sont là de véritables oeuvres d'art ! On ne pouvait en faire abstraction.

J'espère vous avoir mis l'eau à la bouche...

Suite au prochain épisode...


Bulletin A.I.C.M.C.- numéro 121 - Avril - Mai - Juin - 2011 - page 6

3- Sablier 2ème génération (typique XIXéme siècle)

La présence de 2 goujons d'assemblage dont nous avons parlés juste précédemment n'est pas anodine.

En effet, ceux-ci disparaissent lors de l'étape suivante et on les retrouve, sur les modèles de la génération suivante, uniquement sur les grandes tailles par nécessité d'assemblage sans nul doute.

moulin sablier moulin sablier

Les modèles ci-contre, faisant respectivement une hauteur de 34 et 43 cm, en sont la parfaite illustration.

Concernant la technique, jusqu'au milieu du XIXe siècle, les procédés de soudage évoluent peu, mais, vers 1850, on commence à se servir du gaz pour chauffer les métaux à souder, de là nait une réelle évolution.

Il s'agit à présent d'une tôle de qualité indispensable (acier extra-doux) car étirée, décapée et recuite après emboutissage (= mise sous presse mécanique).

Le procédé de planage visant à éliminer les irrégularités de surface permet d'obtenir une épaisseur homogène et lisse,

d'où une tôle plus fine et aussi plus régulière que celle observée sur les modèles antérieurs.

Le fond est rapporté puis embouti voire soudé.

La base, en apparence bord à bord, est en fait rabattue vers l'intérieur et donc le dessous.

Ci-dessous figurent une embase de « sablier » 1ère génération, puis une autre correspondant à la génération présentement abordée,

suivie d'une vue inférieure et enfin, pour compléter la série, nous faisons figurer la dernière génération traitée au prochain titre.

moulin sablier moulin sablier moulin sablier moulin sablier

La forme devient assez droite avec des bords plats.

La découpe du corps est droite et renforcée par des rivets.

moulin sablier moulin sablier moulin sablier

Le couvercle légèrement bombé déborde, la charnière rectangulaire chantournée est toujours externe, emboutie de ce fait sans trace d'agrafage.

La manivelle est nécessairement ronde et en « S ».

Il n'y a plus de barrette sous la tige de serrage d'étau.

Le goujon reliant les 2 entretoises se situe après décrochement de l'entretoise inférieure ;

il est plus épais qu'au XVIIIème siècle.


Bulletin A.I.C.M.C.- numéro 121 - Avril - Mai - Juin - 2011 - page 7

moulin sablier moulin sablier moulin sablier

L'étau a 3 griffes sur une plateforme triangulaire ; il est souvent chiffré ou lettré (initiales).

Les chiffres représentent les tailles sur différentes parties : partie centrale du corps du moulin ou dessous de patte d'étau, voire tige.

L'étau ne disposant plus de barrette de serrage, c'est la manivelle qui assume cette fonction systématiquement lors de cette période.

moulin sablier moulin sablier

Les dents sont rangées par série et l'entretoise du dessus guidant l'axe du broyeur est plutôt étroite.

L'entretoise inférieure forme un angle oblique, ce qui la différencie du modèle précédant.

C'est a priori la période où foisonnent le plus de tailles, allant d'un peu moins de 10 cm à au-delà de 40 cm de hauteur, avec une trémie flirtant entre 8 et 20 cm de diamètre.

Mais les incertitudes sont monnaie courante, faute de catalogues, la différenciation entre pièces semi-industrialisées et pièces de maîtrise n'est pas toujours facile.

Pour témoin, cet énigmatique modèle qui a tous les traits de cette génération excepté l'emboutissage, il s'agit très certainement d'un modèle transitoire.

moulin sablier

4- Sablier 3ème génération (fin XIXème-début XXème siècle)

Début du XXe siècle : le soudage se répand dans tous les secteurs industriels, delà découle une profonde modification dans la conception et la réalisation des objets,

le « sablier » n'y échappe pas à l'instar des cafetières émaillées et en fer blanc, très proches de nos fameux « sabliers ».

A ce stade, pas de changement dans le matériau, si ce n'est la présence de fonte sur certaines parties (étau et goujons).

Le fond est embouti intégralement, on observe un rebord avec un bourrelet.

La forme est douce à bords droits et arrondis.

La découpe du corps est droite à rebord sans rivet.

moulin sablier moulin sablier

Bulletin A.I.C.M.C.- numéro 121 - Avril - Mai - Juin - 2011 - page 8

Le couvercle bombé et cannelé est à ouverture 2/3, parfois la taille est gravée dessus.

La manivelle est ronde avec une forme en « S » voire en « C ».

L'étau en coeur est bombé (non plat) et creux dessous.

Les deux goujons sont accolés au corps du moulin, ils relient les 2 entretoises de chaque côté du moulin ;

celui côté étau s'est donc rapproché à nouveau.

moulin sablier moulin sablier
moulin sablier moulin sablier moulin sablier

L'étau à 3 griffes avec barrette horizontale réapparait, mais celle-ci est plus fine aux extrémités surtout que sur la première génération.

Les dents hélicoïdales sont régulières et l'entretoise du dessus plutôt large et en arcade.

Le réglage sous le broyeur s'effectue à l'aide d'une barrette (comme sur les « tabatières ») dont le goujon est arrondi.

moulin sablier moulin sablier

Le cône de base est souvent prolongé par une plaque rivetée permettant de l'emboiter à la partie centrale.

Jamais signé, ils sont souvent produits par la firme JAPY.

On pourrait croire à une certaine uniformité liée à l'épopée industrielle, pourtant des variations existent bel et bien là encore.

Ainsi le modèle « classique » est décliné en trois autres versions, voir ci-dessous.

moulin sablier moulin sablier moulin sablier

Il peut être tantôt guilloché ou même encore à anses roulées - donc assurément postérieur à 1858 - enfin un modèle guilloché à anses roulées existe également.

5- Epilogue ??

Que de subtiles nuances n'avons-nous pas découvertes sur ces fameux « sabliers » ..!

A présent, si d'aventure vous veniez à longer les rives du Lac du Bourget, près d'Aix les Bains, où jadis LAMARTINE célébrait sa muse, comme lui, vous clamerez en songeant au temps qui passe :

« O temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices ! Suspendez votre cours , Laissez-nous savourer les rapides délices, Des plus beaux de nos jours ! (...) »

poème Le Lac, Alphonse de LAMARTINE, 1819-1820.

et peut-être ...

vous direz-vous aussi ... qu'avec un sablier non seulement le temps s'écoule, mais aussi ...

qu'avec un « sablier »... le temps... c'est cool !!!

Jean Louis Fontaine


Bulletin A.I.C.M.C.- numéro 121 - Avril - Mai - Juin - 2011 - page 9



Les "introuvables"

Avec eux, on finirait par douter sur la signification de « production industrielle », à savoir production en série tant on ne les voit jamais, pourtant ils existent !! Certes en série très réduite...

A chacun son bonheur.

les introuvables les introuvables les introuvables

Ci-dessus de gauche à droite,un « PD » pour Jean-Christophe et un « LE SEDE » pour Jean-Pierre, tous deux à entrainement latéral,

suivis d'un « MUTZIG » avec la plaque N°...17 car non répertoriée ! Dédicacée à Jean-Philippe.

Que les nombreux fous de « PEUGEOT Frères » ou « Cie » ne désespèrent pas, ils vont être servis.

Vous cherchez sans doute le modèle marqueté ou bien alors le modèle en tôle produit à Pont-de-Roide dont vous n'avez vu à ce jour que le croquis ?

Et bien regardez donc la page suivante...

les introuvables
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Ci-contre, le modèle en tôle de PEUGEOT et Cie, fabriqué entre 1900 et 1915.

Notez qu'à l'emplacement de la plaque ne figure pas d'emboutissage, contrairement à ce que laissait supposer le schéma dans le livre de C. MONNIER.

En fait, y était représenté le contour de la plaque PEUGEOT AINES, celle-ci ayant un bord différent des autres.


bulletins A.I.C.M.C.- numéro 121 - Avril - Mai - Juin - 2011 - page 10

les introuvables les introuvables les introuvables

Ci-dessus, le « TS à marqueterie » de PEUGEOT Frères datant de 1888.

La calotte est en laiton nickelée et comporte la gravure de la marque.

On y découvre aussi la présence d'une marqueterie de surface sans doute composée de sycomore et d'ébène.

L'assemblage de la caisse en noyer s'effectue par des vis de façade comme sur certains modèles « F ».

les introuvables les introuvables

Ci-contre, pour le néo-président, on ne peut faire l'impasse de le mettre au courant (...)

qu'il existe une variante du LION :

le type 804D en bi-tension avec un système de bec verseur double fixe sur lequel s'adapte un couvercle classique.

Enfin, à droite, on ne pourrait boucler la promenade sans vous présenter ce moulin dit « boîte à lettres » à cause de son couvercle plat en bois à charnières,

verrouillé par un crochet fixé au centre de la grande plaque rectangulaire à angles biseautés;

rehaussant le dispositif de réglage par palonnier ;

ce spécimen constitue sûrement l'un des tout premiers modèles de moulin industrialisé en France à boîte carrée

il est l'oeuvre de la firme COULAUX Aîné et Cie (1829-1839), donc assurément antérieur aux premières productions signées PEUGEOT Frères (1840).

les introuvables

Jean Louis Fontaine


bulletins A.I.C.M.C.- numéro 121 - Avril - Mai - Juin - 2011 - page 11



COULAUX : les bois tournés

1-Introduction

Mettant en attente le volet 2 consacré à la marque COULAUX traitant des moulins en fonte cylindrique, car il nécessite des réponses d'adhérents non parvenues à ce jour,

j'ai donc décidé de vous parler de moulins en bois tourné cette fois-ci.

En effet, ceux-ci sont rares et il n'y a pas d'information à leur sujet.

Pour preuve, dans le bulletins N°33 de Mars 1996, il était écrit :

« Savez-vous qu'il existe plusieurs types de COULAUX en bois tourné ? »

mais depuis, aucune réponse n'a été apportée réellement.

Il n'en fallait pas plus pour susciter ma curiosité.

Je me suis donc lancé dans l'aventure en relisant les articles parus à ce sujet (les bulletinss A.I.C.M.C. N°51-54-58-60-68-69) et en comparant les pièces recensées, croisée avec les 2 uniques sources documentaires en notre possession à ce jour.

Voici le fruit de mon travail.

2-Les catalogues référents

Aucun des deux documents n'est daté, néanmoins on peut quand même tirer de précieuses informations avec leur contenu pour pouvoir les situer.

coulaux

Le premier, ci-dessus, comporte des moulins à trémie externe sans embase.

Or, on sait que PEUGEOT Frères a produit un modèle similaire (le « OS ») entre 1876 et 1920.

Compte tenu de la concurrence de l'époque et des influences réciproques des grandes firmes, il y a tout lieu de penser que l'on puisse associer la même période ici.


bulletins A.I.C.M.C.- numéro 121 - Avril - Mai - Juin - 2011 - page 12

Quant au second, ci-dessous, il est indiscutablement postérieur.

Plusieurs éléments nous le confirment : le montage des caisses (à tenons plus en vogue dans les années 30 à 60) ;

la généralisation du réglage par écrou cranté sur ressort ;

enfin le type de plaque figurant (la plaque avec un coq au centre arrivant sans conteste après celle avec l'inscription centrée « MOLSHEIM »).

coulaux

Quelles enseignements peut-on retirer de ces premiers éléments ?


bulletins A.I.C.M.C.- numéro 121 - Avril - Mai - Juin - 2011 - page 13

Sur chacun des catalogues figure un moulin à café en bois tourné, donc celui qui est cylindrique « droit » est antérieur à celui que nous qualifierons à haut de corps « concave ».

Voyons à présent ce qui les différencie.

3-Les modèles COULAUX en bois tourné

Après avoir observé 26 modèles très exactement, répartis équitablement entre les 2 générations de modèles proposés ci-dessus, voici quelques certitudes établies.

Description générale :

il s'agit de moulins tournés en essence de hêtre composés de 2 parties jointes entre elles par une fixation à baïonnette.

Plusieurs formes existent, a priori 2 familles réparties en 5 variantes.

Le chapeau est toujours identique, le plus souvent en laiton (2/3).

La manivelle ronde est toujours coudée tardivement, comme sur tous les « vieux COULAUX ».

Le réglage, de 2 types selon les générations, s'effectue à l'aide d'une mollette sur les modèles droits (agissant sur l'axe pour le faire remonter ou descendre) et par ressort classique sur les modèles concaves.

La calotte bombée est surtout en tôle de laiton (parfois nickelée), très rarement en tôle de fer (1 cas sur 26).

Le broyeur est en étoile à 6 dents, quelque soit la taille du moulin.

1- les tailles,

quelques constats : une nette sur-représentation du modèle intermédiaire (la moitié), une réelle rareté du N°3 (1 seul !).

La taille est couramment marquée sous le moulin, et cela de 2 façons : soit frappée (cas le plus fréquent, mais il faut bien nettoyer le socle pour le distinguer) soit tamponnée à l'encre.

2- les dimensions

relevées se reporter au tableau suivant :

coulaux

* sans doute pour assurer une bonne prise en main, l'épaisseur est restée identique avec la taille N°2.

3) les variantes

se répartissent chronologiquement de la façon suivante d'après les réglages observés et les plaques en présence.

Pour le moulin dit à haut « droit » :

un modèle à doucine (=bourrelet) unique 1/26

un autre à 2 gorges ciselées en son centre 2/26

un moulin à 2 double gorges ciselées en son centre 7/26

Pour le moulin dit à haut « concave » :

tous avec une base droite soit 9/26

un modèle unique avec la base ondulée soit 1/26

4-Conclusion

Les modèles, ici recensés, sont pour la plupart destinés à moudre du café, pourquoi ont-ils si soudainement disparu ?

Sans doute en raison de la forme plus ergonomique et plus stable des modèles cubiques qui ont de ce fait davantage séduit le client.

Toutefois, un fait demeure, ils constituent les premiers moulins industriels en bois tourné,

ce sont aussi - en tout cas sur le marché français - quasiment les seuls !

Belle innovation tout de même ! Leur singularité tout autant que leur esthétisme leur confèrent aujourd'hui une place à part entière dans nos collections.

Jean Louis Fontaine


bulletins A.I.C.M.C.- numéro 121 - Avril - Mai - Juin - 2011 - page 14

Illustrations :

De gauche à droite, les 3 générations successives.

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La série complète du modèle à haut concave.

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Les 3 variantes du modèle à corps droit(bourrelet, 2 gorges, réglage à ressort)

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2 marquages optionnels au tampon.

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2 vues du mécanisme.

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Marquage de taille "2" frappé, cas le plus courant.

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Ci-contre à gauche, notez l'ergot de manivelle qui se bloque sur le pan du haut de la molette.

Equipement destiné aux 2 modèles en haut de page à gauche.

A l'extrême droite, ressort classique pour la dernière génération à doucine sommitale.

coulaux coulaux

La plaque de gauche va sur tous les modèles.

Les 2 suivantes avec le coq vont quelquefois et uniquement sur les derniers modèles.

coulaux coulaux coulaux

Jean Louis Fontaine


bulletins A.I.C.M.C.- numéro 121 - Avril - Mai - Juin - 2011 - page 15



Astuce

Comment colmater une cassure sur un bois tournés ?

Certains optent pour ne pas toucher à l'état originel de leur moulin.

Mon point de vue diffère du leur quand la pièce a subi une avarice et que du coup « l'accident » est visible au premier coup d'oeil.

En pareil cas, on ne voit que le défaut et cela a le don de nous « titiller » voire carrément de nous irriter.

Aussi je vous propose, grâce au bon conseil du jour, d'y remédier.

Alain LAMBERT m'a signalé un produit à base de résine et de pâte à bois qui présente bien des avantages, le « Synthobois », en vente dans tous les magasins de bricolage.

En effet, il ne se rétracte pas, sèche rapidement, se travaille à la meule aisément et on peut le teinter sans aucune difficulté.

Voilà tout est dit... Place aux images et, puisqu'il est question de bois tourné, voici ma retouche avec un socle ayant un manque assez important.

astuces astuces astuces

Pour assurer un bon maintien du raccord, j'ai tout d'abord posé un tenon à la manière d'un prothésiste (comme quoi tout peut servir..!),

puis je l'ai recouvert de résine à bois amplement.

Après séchage, je me suis amusé avec ma « Dremel » à le remettre en forme.

Prévoyez tout de même un masque anti-poussière, parce que vous en respirez abondamment ..!

astuces astuces astuces
astuces

Avant dernière étape, ponçage manuel, parce que la main est le meilleur outil de l'homme à mon sens.

Finition avec teinture et lustrage en forme au bas de nylon et voilà, le tour est joué !

Le moulin est reparti pour 150 ans ou...jusqu'à la prochaine scène de ménage.

astuces

Le « prothésiste molafabophile » Jean Louis Fontaine


bulletins A.I.C.M.C.- numéro 121 - Avril - Mai - Juin - 2011 - page 16



Moulin d'exception

Moulin de mariage dit "liégeois" en chêne sculpté

Voici un moulin unique dans sa catégorie à ma connaissance.

En effet, la structure des faces, d'ordinaire plate, voire beaucoup plus rarement convexe (face bombée vers l'extérieur) est ici ... concave !!

C'est dire l'extrême habileté dont il a fallu faire preuve pour le sculpter.

Ajoutez à cela que ledit moulin est en chêne, là où la veine large ne pardonne pas la moindre faute de gouge et autre ciseau à bois,

les connaisseurs apprécieront sans aucun doute, d'autant plus avec la qualité de sculpture : profondeur et minutie apportées aux décors représentés, tous différents de surcroît .!

Les cadres ornés de cordons liégeois représentent tour à tour : deux colombes reliées par un bouquet, un vase floral, des acanthes entrelacées et une corbeille florale.

Les colonnes rondes sont ornées d'épis de blé surmontés de pétales.

Les plateaux typiques sont abattus et chantournés.

Concernant sa datation, si l'on se reporte au précieux article de Jacques RASKIN de notre revue N°57, nous hypothéquons en extrapolant de la façon suivante :

- à partir de la manivelle, réalisée tout en laiton et de section ronde, on pourrait avancer la période de 1800 à 1830 ;

-la nille, pareillement en laiton, nous indique qu'il s'agit "des pièces les plus anciennes" mais sa forme classique de champignon nous ramène après 1830.

-Conclusion : la date présumée se situe autour des années 1830.

La façade du tiroir montée à queue d'aronde corrobore cette hypothèse.

Il en va de même pour les vis originelles des empattements, celles-ci sont en acier, bien que certaines aient été remplacées par d'autres en laiton

- très certainement par souci esthétique - toutefois, lors du nettoyage, leur filetage irrégulier et leur forme conique ne laissent subsister aucun doute :

ce sont des vis artisanales, typiques du XVIIIème siècle.

S'il est classiquement composé d'essence de chêne, comme c'est souvent le cas pour les moulins liégeois, et si ses dimensions sont tout à fait ordinaires

- une caisse de 15 x 15 x 13 cm de hauteur, une manivelle de 14,5 cm de longueur et un diamètre de trémie de 13 cm -

il n'en demeure pas moins étonnant au regard de son poids de l'ordre de 2,2 kg !

Ce qui est bluffant si l'on se réfère au volume dudit moulin.

A quoi tient ce fait ?

Assurément l'omniprésence de laiton ajoute de la lourdeur.

En effet, la manivelle en "S", bien que ciselée (ce qui enlève de la matière) en son centre et aux extrémités, est aussi renflée au niveau des courbures assymétriques (ce qui augmente la masse).

De même, il y a quatre empattements - chose peu courante - eux aussi en laiton et de forme peu courante, cela représente indéniablement à nouveau une surcharge.

Ceux-ci supportent une trémie externe fermée de forme traditionnelle à ouverture 1/3 par le dessus.

Dernier élément caché : les pieds boudinés et en laiton également.

Je vous ferai grâce des autres parties - aussi en laiton (...)

- le chapeau en forme de gland ciselé, la virole à cercles concentriques ciselée et son anneau de tiroir,

si caractéristique avec son chapelet de perles symbolisant le célèbre "cordon liégeois" et reprenant le pourtour des faces.

Un ultime élément alourdit l'ensemble : le mécanisme et son support.

Le mécanisme est composé d'un broyeur à huit dents en partie haute, l'axe de celui-ci est finement ciselé sur le haut, de même pour l'étrier triangulaire qui le guide.

Le mécanisme de réglage de mouture s'organise autour de deux cylindres évidés agissant par poussée excentrée sur une barette de maintien du dispositif.

Le tout pèse beaucoup assurément, puisqu'il est composé d'acier.

Ces moulins de mariage liégeois ont vraiment un charme bien particulier.

Quant à celui que nous vous venons d'exposer, nul doute n'est permis à son sujet :

il rendra sûrement heureux son propriétaire pendant quelques décades !

Jean Louis Fontaine


bulletins A.I.C.M.C.- numéro 121 - Avril - Mai - Juin - 2011 - page 17

Les illustrations

moulin liegeois moulin liegeois moulin liegeois
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bulletins A.I.C.M.C.- numéro 121 - Avril - Mai - Juin - 2011 - page 18



Moulins à poivre dits belges à caisse carrée

Les moulins à poivre, comme tout petit objet de collection, sont très prisés des molafabophiles de façon générale.

Il suffit de visiter quelques collections pour s'en rendre compte.

Autrefois, on les entreposait dans les placards à côté de la boite de recharge à poivre - voir photo ci-contre - ou à proximité des lieux (de confection) de repas.

moulin à poivre

Première étape de ce parcours initiatique, nous traitons des moulins à poivre montés sur caisse carrée en bois.

Avec comme première approche : les modèles à trémie extérieure ; ce sont les plus difficiles à trouver.

Comment les différencier des moulins à café ? Il suffit pour cela de mesurer la largeur de caisse qui doit avoisiner les 7 cm dans la plupart des cas.

Toutefois il existe des exceptions, prenez par exemple les modèles liégeois d'ordinaire très grands ; 14 à 20 cm de caisse c'est courant, dans ce cas on s'accorde à aller jusqu'aux environs de 10 cm.

C'est le cas des 2 modèles ci-dessous à gauche.

Sur les 2 vues suivantes, on observe des modèles datant du XIXème siècle avec des variations sur la forme et l'embase de trémie, mais aussi le montage de caisse et les autres détails (écrou sommital, manivelle, colonnes, sculpture, etc.)

ils font comme les « grands » de l'époque ! C'est un point capital permettant de les démarquer des modèles à jouet plus sommaires.

moulin à poivre moulin à poivre moulin à poivre moulin à poivre

Hormis cela, comment les différencier des moulins à jouet de même taille ? En notant parfois la présence d'un dispositif de réglage de mouture (ressort sur le haut de l'axe, voire anneau à l'intérieur de la caisse sous le mécanisme).

moulin à poivre

On trouve aussi des trémies fermées surtout destinées au marché allemand voir ci-dessous à gauche.

Si la trémie est ouverte, elle est alors dite « belge » ; à droite : deux modèles autrichiens et un américain.

moulin à poivre moulin à poivre moulin à poivre moulin à poivre

bulletins A.I.C.M.C.- numéro 121 - Avril - Mai - Juin - 2011 - page 19

Ci-dessous, modèles allemands de marque PeDe, Haha (2 versions) et Kissing Y Mollmänn.

moulin à poivre

Ci-dessous, 3 modèles de marque allemande RZ et un modèle alsacien.

moulin à poivre

Série anonyme de moulins avec variation portant sur les colonnes ci-dessous.

moulin à poivre

Enfin, ci-dessous, les moulins à poivre « belges » français : le « VO » de PEUGEOT décliné en 2 versions inhabituelles, un modèle proche plaqué MUTZIG et un COULAUX à trémie basse.

moulin à poivre

Ce rapide survol nécessiterait de plus amples développements, nous laissons ce chantier en friche.

En espérant que ceux disposant des outils utiles - moulins ou documents - et de la connaissance nécessaire prendront plaisir à compléter cette étude par le biais d'un article dans notre revue.

Jean Louis Fontaine


bulletins A.I.C.M.C.- numéro 121 - Avril - Mai - Juin - 2011 - page 20



Moulins à blé noir : volet 4

moulin à ble noir

Le moulin à café CHRISTOPHE « bipédique » de Francis PAGE

Ce moulin est vraiment particulier, on dirait un robot tout droit issu de « La guerre des étoiles ».

Il a fière allure avec ses 2 jambes du haut de ses 50 cm et son corps élancé au teint hâlé d'origine.

Le diamètre de son « crâne », (comprenez la trémie) bordure les 18 cm, pour une envergure de 28 cm.

Le corps du moulin est transpercé par le manche de la manivelle.

Il est flanqué de l'inscription :

"EXPOSITION D'ALENCON / 1858 / MENTION HONORABLE",

ce qui le situe parmi les tout premiers.

Ce qui surprend davantage, c'est le fait que les pieds ne soient pas du même calibre ..!

Quelle explication avancer à cela ..?? Une poliomyélite ?

Non ! Plus sérieusement, autrefois on ne jetait pas, il est vrai, alors pourquoi pas une récupération de pieds différents, mais associés pour la cause ?

Autre hypothèse : une commande spéciale, les pieds étant rapportés sur deux éléments de sections différentes.

Bref, voilà encore un mystère qui reste à élucider...

moulin à ble noir

Jean Louis Fontaine


bulletins A.I.C.M.C.- numéro 121 - Avril - Mai - Juin - 2011 - page 21



Prototype comptoir Pe De

Moulin de comptoir P.D. N°0 en fonte modifié pour fonctionner avec un moteur électrique.

prototype PD

Ce n'est pas une modification de bricoleur, c'est réellement un moulin fabriqué à l'usine Peter DIENES de REMSCHEID ;

pour preuve tous les composants sont des pièces de moulage,

le support des engrenages et de la poulie sont en fonte et les protections du mécanisme en alliage d'aluminium moulé.

Ce moulin n'a certainement pas été commercialisé, ou alors une très petite série,

peut-être même que c'est un prototype, car l'on ne voit pas très bien l'utilité d'encastrer le mécanisme dans la trémie (à part pour des raisons esthétiques),

d'autant plus qu'il n'y a plus de place pour mettre les grains de café..!

Contenance de la trémie : 125 g avant modification, à peine 50 g après modification..

prototype PD

D'ailleurs, il ne figure sur aucun document des années 30, période probable ou cette modification a été faite.

Il aurait été plus facile et judicieux de mettre la poulie sur l'axe à la place de la manivelle.

prototype PD

Le moulin comportait deux poulies, celle de droite est libre, celle de gauche entraine les engrenages.

Pour démarrer le moulin, il fallait déplacer la courroie avec la petite fourchette placée au-dessus du carter des poulies pour la placer sur la poulie entraineuse.

L'inverse pour arrêter le moulin, mais la courroie continuait à tourner avec la poulie libre (ce qui est un peu dangereux pour l'opérateur).

prototype PD

Dimensions :

Base : 180 x 165 mm ;

Hauteur : 260 mm ;

Poids : 4,950 kg.

N.B. : le tiroir n'est pas d'origine sur le moulin modifié.

A droite, le moulin N°0 qui a servi de base au moulin électrique.

Jean Christophe Cañadas


bulletins A.I.C.M.C.- numéro 121 - Avril - Mai - Juin - 2011 - page 22



Curiosités

Voici les dernières trouvailles.

« Bien curieux ce mini moulin des années 30 de 15 mm de côté entièrement en nacre.

Banal, peut on penser ? Je ne crois pas car il s'agit en fait d'un mètre de couturière qui fait bien 1 m

et qui disparaît totalement grâce à l'enrouleur commandé par la manivelle. »

curiosités curiosités

A peine plus grand, le taille crayon revisité, version manivelle.

curiosités

Deux versions de moulins à peinture, suivis d'un étrange moulin de pharmacien dont on se demande à quoi il a bien pu servir ..!

Sans doute un butin de pirates des Caraïbes..??

curiosités

Un késaco ? Ce moulin, en fer blanc, a été récupéré dans un corps de ferme, mais à quoi servait-il ? J'attends vos propositions.

curiosités

Jean Louis Fontaine


bulletins A.I.C.M.C.- numéro 121 - Avril - Mai - Juin - 2011 - page 23



Informations Japy

INFO « JAPY ANDUZE » :

Il y a quelques temps, notre ami Jean-Pierre DECOURTY lançait un appel concernant l'inscription « JAPY ANDUZE » :

s'agissait-il d'un lieu comme le prétendait André BOHE ?

Etait-ce le dépositaire du brevet ?

Un associé de la famille JAPY ?

Pourquoi ce nom de système finalement ?!

Ca y est, fin de suspens : la réponse est enfin arrivée...!

japy anduze

Ci-dessous, figure un document officiel attestant qu'il s'agit bien d'un dépositaire de brevet.

On y lit : "Duplicata / Moulin à café pour le service de Ménage et de l'Armée. / (...) le 26 Mars 1874 / Eugène ANDUZE".

Ledit document est accompagné de 4 schémas,

réalisés sur papier calque hélas 3 sont inexploitables à la reproduction et à l'analyse de dépôt de brevet du moulin.

Ci-dessous à droite, une coupe latérale du broyeur de forme conique à dents droites.

japy anduze

On note aussi la présence de boutons d'axe et de tiroir en forme de pâquerette,

très caractéristiques de certains moulins de tôle signés JAPY que nous avons déjà évoqués ( voir à ce propos le N°98 spécial JAPY )

mais aussi de certains comptoirs de la marque peu connus.

japy anduze japy anduze

Remarquons aussi le réglage par molette cannelée atypique sous la manivelle, semblable à celui ayant fait la couverture du bulletins N°106 dont la plaque comporte le même marquage.

japy anduze japy anduze

INFO « GAMELLE JAPY » :

Dans le N°55, Pierre GOURGUECHON annonçait que les « gamelles » JAPY ( = moulin militaire rond attribué à une escouade) avaient été produites en 1896, or sous celle-ci est inscrit : « JAPY FRERES / GRAND PRIX / 1867 1878 » donc celle ci-dessous serait antérieure à la date indiquée.

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Jean Louis Fontaine


bulletins A.I.C.M.C.- numéro 121 - Avril - Mai - Juin - 2011 - page 24



Informations

Publication à venir :

interview de Bruno BOUVET dans « Euro et collection », Juillet 2011.

Publication passée :

dans le journal L'essor savoyard du 10/02/2011, article intitulé « L'Annécien Thierry Prieux est un amateur... de moulins à café » téléchargeable.

Du côté du site de l'AICMC :

- accédez aux pages protégées du site à l'aide des nouveaux codes : tapez « aicmc » suivi de « aic11mc » pour déverrouiller.

- l'article de Jean-Pierre FAYET sur « l'histoire du café » est en ligne à la rubrique « INFORMATION » ;

- de même pour la remarquable vidéo d'Alain DUFLO sur son exposition à ALENCON.

Pour cela, allez successivement dans « lieux de visite » puis « exposition temporaire » puis cliquez sur le lien « VIDEO ».

Prévoir un bon moment pour le téléchargement avant de pouvoir visionner, mais franchement vous allez vous RE-GA-LER.

Un grand bravo à eux deux !

ATTENTION !

Nouvelle adresse électronique de Daniel GELIN, responsable de publication, gelin.daniel@sfr.fr

De même, voici la nouvelle adresse postale de notre trésorier Louis MEYER :

36, rue du 4 février

68230 TURCKHEIM

mais il garde le même numéro de portable (06 86 95 56 13).

Remerciements

A toutes les personnes ayant participé, de loin comme de près, à la rédaction de ce bulletins :

Daniel ARMAND, Jean-Marie BAUWENS, Philippe BELOIN, André BOHE, Jean-Pierre BREVARD, Laurent BROCHARD,

Jean-Christophe CANADAS, Dominique CHOUQUET (gestionnaire du site), Jean-Pierre DECOURTY, Dominique DROUIN, Alain DUFLO,

Paul ELBESHAUSEN, Joël FAVRE, Jean-Pierre FAYET, Daniel GELIN, Philippe HEULLUY,

Jean-Paul IMBERT, Max JOUFFRAY, Alain LAMBERT, Pascale LHERMITTE, Jean-Pierre LIGNY, Gérard MAIRE,

Franc MAZEL, Francis PAGE, Brigitte PANIER, Thierry PRIEUX, François RAFFALLI, Jacques RASKIN, Pascal ROUAM et Jean-Marie TUOT.

Association Internationale Des Ccollectionneurs De Moulins à Café

Association régie par la loi du 1er Juillet 1901

Siège social : 12 chemin des glycines 38490 CHIMILIN

Président actif : Thierry PRIEUX tél : 06 09 66 38 22, e-mail :president@aicmc.fr

Secrétaire-adjoint responsable publication : Daniel GELIN tél : 04 77 60 08 28, e-mail :bulletins@aicmc.fr

Trésorier : Louis MEYER tél : 06 86 95 56 13, e-mail :tresorier@aicmc.fr

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